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Articles avec #bd - livres catégorie

Tyler Cross - Vol.1 : Tyler Cross (2013) / Vol.2 : Angola (2015) de Fabien Nury et Brüno (Editions

Déjà associés en 2011 pour le superbe album "Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle", le scénariste Fabien Nury et le dessinateur Brüno ont hissé le niveau pour ces deux albums mettant en avant un braqueur aux méthodes expéditives dans une Amérique des fifties.

 

 

Vol 1 - Tyler Cross : Tyler Cross vient de braquer 17 kilos d'héroïne pure appartenant à la Mafia. Il a 20 dollars en poche, un fusil à pompe, un Colt à la ceinture, et il est à pied, seul, au fin fond du Texas. Direction Black Rock, un bled paumé sous la coupe d'un magnat du pétrole et de ses fils. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les péquenauds de Black Rock se souviendront longtemps du passage du gangster dans leur ville !

 

 

 

 

 

 

 

Vol 2 - Angola : Ce qui devait être un coup sans risque, garanti sur facture, se transforme en descente aux enfers pour Tyler Cross. Un enfer qui porte le doux nom d'« Angola », la plus grande prison de haute sécurité des États-Unis, entourée de marécages et écrasée par le soleil torride de Louisiane. Cerise sur le gâteau : le clan Scarfo a mis un contrat sur sa tête, et les Siciliens sont nombreux parmi les détenus... Si Tyler sort un jour de cet enfer carcéral, ce ne sera pas pour bonne conduite.

 

 

 

 

 

 

 

Avec ces deux albums, les auteurs nous livrent du polar comme on l'aime avec gangsters, femmes fatales, villes paumées, violence, sexe et trahisons. C'est comme les films de Tarantino mais en BD. Le style de Brüno parfaitement reconnaissable contribue fortement à nous immerger dans l'univers de Tyler Cross, un héros politiquement incorrect mais qui va vivre des aventures très jouissives et chargée en coolitude.

J'ai passé un excellent moment et vous recommande sans hésiter cette lecture très divertissante.

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Va et poste une sentinelle (2015 - Harper Lee)

Troisième livre lu dans le cadre de mon petit cercle de lecture, quoi de mieux que d'enchaîner avec la suite de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" de la regrettée Harper Lee ?

 

L'histoire : Jean Louise Finch, dite « Scout », l’inoubliable héroïne de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, est de retour dans sa petite ville natale de l’Alabama, Maycomb, pour rendre visite à son père, Atticus. Vingt ans ont passé. Nous sommes au milieu des années 1950, et la nation se déchire autour des questions raciales. Confrontée à la société qui l’a façonnée mais dont elle croit s’être affranchie en partant vivre à New York, Jean Louise va découvrir ses proches sous un jour inédit…

 

J'ai beaucoup aimé ce livre même si je lui préfère le premier qui selon moi touche un public plus varié que celui-ci et avait la grâce du fait que toute l'histoire nous est été racontée via le ressenti d'une enfant. Ici j'ai eu plaisir à retrouver des personnages familiers à commencer par celle qui a abandonné son surnom d'enfant (Scout) pour son vrai prénom, à savoir Jean-Louise.

 

Il est très intéressant de voir comment les années et les conventions de la grande ville (New York) ont pu faire évoluer l'héroïne mais il est touchant de voir qu'elle conserve tout de même par certains aspects, sa naïveté.

 

Si elle a changé, ses proches également, à commencer par son père, le célèbre Atticus Finch qui est selon moi l'un des personnages les plus réussi de la littérature américaine. En effet, il campe ici des positions plus vous moins ambiguës vis à vis des personnes de couleur, qu'on ne lui connaissait pas. Cela va donner lieu à un échange plus qu'houleux entre l'héroïne et son père.

 

S'il n'a pas pour moi, la même force que le précédent livre, il n'en demeure pas moins un bon roman qui ravira nombre d'entre nous.

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Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (1960 - Harper Lee)

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est le 2e livre du cercle de lecteurs que je forme avec 3 autres collègues de travail au même titre que l'était L'attrape-coeurs de Salinger.

 

 

Ce livre a reçu en 1961 le prix Pulitzer qui est sans doute considéré comme l'un des plus prestigieux au monde dans le monde littéraire. Il fait également partie des livres les plus vendus de tous les temps puisqu'il s'est écoulé à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde et après l'avoir lu je comprends mieux pourquoi.

 

 

 

L'histoire : Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.

 

Le fait que l'action se déroule dans les années 30 et que le livre soit sorti aux Etats Unis en 1960 en plein pendant la lutte des noirs pour les droits civiques explique en grande partie le succès phénoménal du livre qui en plus de cela est très bien écrit. L'originalité de l'oeuvre et ce qui m'a le plus plu est que l'histoire nous est racontée par une petite fille qui se retrouve confrontée au racisme, la ségrégation et les préjugés.

Ce livre est drôle, émouvant et dur parfois mais je le considère comme une oeuvre contemporaine majeure que toute génération se doit d'avoir lu au moins une fois.

Il s'agissait ici du 1er roman de Harper Lee qui a écrit et publié la suite "Va et poste une sentinelle" en 2015. L'auteure est décédée au début de l'année dernière mais nous aura laissé une oeuvre marquante et inoubliable.

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L'attrape-coeurs (1951 - J.D. Salinger)

Au mois de juillet dernier, trois collègues de travail et moi avons décidé de lire un classique de la littérature pendant nos vacances. Nous avions fais une petite sélection avec des critères bien précis : Un livre qui puisse se lire sur la plage (il fallait éviter des pavés trop austères comme "Guerre et paix par exemple), pas trop long et qu'aucun de nous 4 n'ait lu.

Souvent cité dans les coups de coeurs littéraires, dixième meilleure vente de tous les temps avec 65 millions d'exemplaires vendus à ce jour, notre choix a été "L'attrape-coeur", le titre le plus connu de son auteur : J.D. Salinger.

L'histoire : L'attrape-coeur est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Alors autant le dire tout de suite : Ce livre ne m'a pas transporté comme je m'y attendais car j'en attendais peut être trop. Je pense avant tout que j'ai découvert ce livre à un âge trop avancé et qu'un adolescent sera sûrement plus sensible au contenu du livre.

Le personnage principal qui est le narrateur est en révolte contre la société, les adultes et essaie de fuir la réalité. Je n'ai jamais réussi à aimer le héros mais ce n'est sans doute pas le but recherché par l'auteur. La relation qu'il a avec sa jeune soeur est sans aucun doute le meilleur du roman car il s'agit ici du seul personnage qu'Holden (le héros) admire et écoute.

Le ressenti a été similaire au sein du petit cercle de lecture. La semaine prochaine, nous allons choisir un deuxième roman. Espérons avec plus de succès.

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Les annales du disque monde - La huitième fille (1987 - Terry Prachett)

Les annales du disque monde - La huitième fille (1987 - Terry Prachett)

Lorsque j'ai commencé à lire la saga du disque monde, mon ami Cédric m'avait dit quelque chose comme "Une fois passés les 3 premiers volumes, ce n'est que du bonheur"...J'ai beaucoup aimé les deux premiers volumes, qu'en est-il de celui-ci ?

L'histoire : Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise la transmission de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-Monde. La succession s’y effectue de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi opère le mage. Puis il meurt. Or, il apparaît que le huitième fils est cette fois… une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n’a vu pareille incongruité. Trop tard, la transmission s’est accomplie au profit de la petite Eskarina…

Alors je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : Des trois premiers volumes, celui-ci est celui que j'ai le moins apprécié. Ce 3e tome introduit de nouveaux personnages mais je trouve qu'il y a moins d'humour dans celui-ci et l'histoire traîne un peu en longueur.

Cela n'empêche pas l'auteur de traiter le thème de l'inégalité homme-femme vis à vis de la magie, plutôt réservé aux hommes dans le disque monde.

Un ton en dessous des deux précédents mais vivement le 4e tome...

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Monsieur Origami de Jean-Marc Ceci (Editions Gallimard)

Monsieur Origami de Jean-Marc Ceci (Editions Gallimard)

Parmi les plus de 600 titres parus à l'occasion de la rentrée littéraire 2016, il y a 66 premiers romans et parmi ceux-ci, je souhaiterai vous parler aujourd'hui de "Monsieur Origami", belle découverte faite grâce à Lucile, ma libraire préférée.

L'histoire : À l’âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d’une femme qu’il n’a fait qu’entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il s’installe dans une ruine isolée où il mènera quarante ans durant une vie d’ermite, adonné à l’art du washi, papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, Casparo, un jeune horloger, arrive chez Kurogiku, devenu Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes les mesures du temps disponibles. Son arrivée bouscule l’apparente tranquillité de Monsieur Origami et le confronte à son passé. Les deux hommes sortiront transformés de cette rencontre...

Jean-Marc Ceci est un auteur belge et "Monsieur Origami" est son 1er roman et je dois dire que c'est une vraie réussite car il m'a offert une bulle de zenitude au beau milieu de notre monde agité. La rencontre entre ces deux êtres au premier abord si différents est vraiment belle et leur révèlera beaucoup de choses sur eux mêmes.

Le style d'écriture est très épuré. Le livre de 158 pages se lit très vite. L'histoire est divisée en 4 chapitres dont les titres sont représentés en haut de chaque page sous forme de kanjis (sorte de calligraphie). Chaque page est constituée d'une dizaine de lignes qui font penser aux haïkus, ces poèmes japonais très courts.

Une belle découverte que je vous recommande vivement.

Jean-Marc Ceci auteur d'un fabuleux premier roman

Jean-Marc Ceci auteur d'un fabuleux premier roman

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Mon Top 5 BD 2015

Mon Top 5 BD 2015

Aucune des BD de mon top ne date de 2015 mais je les ai lues l'an dernier et m'ont profondément marquées.

N°5 : Les ignorants (2011 - Etienne Davodeau - Editions Futuropolis)

Étienne Davodeau est auteur de bande dessinée, il ne sait pas grand-chose du monde du vin. Richard Leroy est vigneron, il n’a quasiment jamais lu de bande dessinée ». Pendant un peu plus d’une année, les deux hommes vont partager leurs savoirs et leurs ignorances dans les deux domaines précités. Le contrat tacite ne se limite pas à une intention de principe : l’auteur donne le coup de main sur le terrain au vigneron, lequel consacre une partie de son temps libre à la lecture des albums conseillés par le premier.

​Cette BD est un pur ravissement de par la notion de partage, de découverte de l'univers de l'autre et puis surtout elle m'a permit de découvrir d'autres auteurs de BD dont deux font partie de ce top.

N°4 : L'art de voler (2011 - ntonio Altarriba et Kim - Denoël)

Dans une maison de retraite, en Espagne... Un vieillard âgé de 90 ans élabore une stratégie pour échapper quelques instants à la vigilance du personnel. En quelques minutes, il rejoint le dernier étage de l'établissement, où il arrive à se cacher de l'assistante sociale qu'il aperçoit dans le couloir. Antonio Altarriba a décidé d'en finir avec la vie. Il se défenestre du 4ème étage. Son fils retrouve les notes écrites par son père. C'était un homme de la terre, fils de paysan dans un petit village de l'Aragon. Un gamin élevé dans l'Espagne des sans-le-sou, sous un régime dictatorial. Un homme épris de liberté, plein d'espoir et de rêve, qui traversa le XXème siècle et dut faire face à quelques amères désillusions. C'est son histoire et un peu de celle de son pays que retrace à présent son fils, comme un héritage spirituel...

Cette oeuvre qui retrace tout un pan de l'histoire de l'Espagne m'a profondément ému de part le destin hors du commun du père de l'auteur et de par mes origines. Un grand auteur est né.

N°3 : Blast (2009-2014 - Manu Larcenet - Editions Dargaud)

Blast présente Polza Mancini, un colosse de 38 ans qui pèse 150 kilos, en garde à vue. Il est suspecté d'avoir agressé mortellement une jeune fille, Carole Oudinot. Les deux flics qui l'interrogent mesurent d'emblée la difficulté de recueillir les aveux de cet homme qui a décidé d'errer seul et sombrant dans la déchéance après la mort de son père. Car Polza ne parlera qu'à la condition d'être écouté et de pouvoir raconter son histoire. Il veut être compris. Au risque d'un mutisme définitif. C'est ainsi qu'il embarque les deux policiers dans les méandres de son avilissement, qui a pour but de lui faire revivre le fameux blast, cette onde de choc provoquée par une explosion.

Il y a bien longtemps que je n'avais pas été aussi malmené par une histoire qui ne va jamais là où on l'attend. Il est très difficile de s'attacher au personnage principal au début mais l'auteur y parvient car le monde qu'il décrit est encore plus monstrueux que lui. Certaines planches sont d'une beauté sidérante.

N°2 : Maus 1987-1992 - Art Spiegelman - Editions Flammarion)

Le père de l'auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d'Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d'une bande dessinée dont les personnages ont une tête d'animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.

​Je suis encore hanté par cette "petite" histoire dans la Grande, la description de la vie dans les camps nazis, la relation entre ce juif polonais et son fils. Tout cela est très bien retranscrit par le dessin en noir et blanc et par le choix des animaux représentant très bien les différents protagonistes.

N°1 : Le photographe (2003 -2006 - Emmanuel Guibert, Didier Lefèvre et Frédéric Lemercier - Editions Dupuis)

En 1986, le photographe Didier Lefèvre rejoint une mission de Médecins sans frontières en Afghanistan, alors en guerre contre l'Union soviétique, pour acheminer une aide médicale à travers les montagnes. C'est ce long périple, jalonné de rencontres et de dangers, que nous racontent Didier Lefèvre et Emmanuel Guibert, sur la trame du reportage photographique réalisé sur place par Didier Lefèvre.

Je suis encore profondément marqué par cette oeuvre originale, à la croisée des chemins entre BD, photo et documentaire. Hanté encore par la vie des médecins parmi ces populations menacées de mort à tout moment. Les conversations sur la religion, la guerre, la famille, la vie tout simplement... Une oeuvre d'une puissance intacte après 10 ans. A recommander de toute urgence.

N°5 : Les ignorants d'Etienne Davodeau

N°5 : Les ignorants d'Etienne Davodeau

N°4 : L'art de voler d'Antonio Altarriba et Kim

N°4 : L'art de voler d'Antonio Altarriba et Kim

N°3 : Blast de Manu Larcenet

N°3 : Blast de Manu Larcenet

N°2 d'Art Spiegelman

N°2 d'Art Spiegelman

N°1 : Le photographe d'Emmanuel Guibert, Didier Lefèvre et Frédéric Lemercier

N°1 : Le photographe d'Emmanuel Guibert, Didier Lefèvre et Frédéric Lemercier

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Mon Top 3 Livres 2015

Mon Top 3 Livres 2015

Comme l'an dernier, je ne traiterai pas pas forcément ici de publications de 2015 mais de mes lectures 2015.

N°3 : Le fils (de Philipp Meyer - 2014 chez Albin Michel - 670 pages)

L'histoire : Vaste fresque de l’Amérique de 1850 à nos jours, Le livre est porté par trois personnages, trois générations d’une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman exceptionnel. Eli, enlevé par les Comanches à l’âge de onze ans, va passer parmi eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu parmi les Blancs, il prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire, devenant, sous le nom de « Colonel », un personnage de légende.

Cette fresque familiale m'a tenue en haleine une partie de mon été grâce à la richesse de ses personnages, et au destin fascinant de cette famille à travers plusieurs générations. Philip Meyer est assurément un auteur à suivre de près.

N°2 : Mā (d'Hubert Haddad - 2015 chez Zulma - 247 pages)

L'histoire : Shōichi porte en lui le souvenir de Saori, la seule femme qu’il ait aimée, une universitaire qui a consacré sa vie à Santōka, le dernier grand haïkiste. Leur aventure aussi incandescente que brève initie le départ de Shōichi sur les pas de Santōka, de l’immense Bashō et de son maître Saigyō. Marcher, pour cette procession héroïque d’ascètes aventureux, c’est échapper au ressassement, aux amours perdues, c’est vivre pleinement l’instant ! « Le saké pour le corps, le haïku pour le cœur. »

Cet écrivain tunisien a été une agréable découverte faite grâce à ma libraire préférée (merci Lucile) et son livre est pure poésie du début à la fin. Il réussit à nous faire ressentir ce que vivent les personnages qui évoluent dans des paysages à couper le souffle. Un livre qui fait du bien.

N°1 : Six fourmis blanches (de Sandrine Collette - 2015 chez Denoël - 288 pages)

L'histoire se déroule dans les montagnes albanaises et nous narre deux histoires de façon alternée : celle mystérieuse de Mathias dont le métier est sacrificateur pour le compte de familles du village qui le sollicitent lors de célébrations telles que des mariages, naissances, pour sacrifier une chèvre depuis le haut de la montagne afin de se protéger des mauvais esprits. La deuxième histoire est celle de Lou qui s'engage avec son compagnon et 4 autres personnes dans un trek en haute montagne.

Voici pour moi le polar de l'année 2015 écrit par une française à l'immense talent d'écriture qui a su me glacer le sang en plein coeur de l'été avec ses personnages complexes et une histoire qui a su jusqu'à la dernière page me surprendre.

N°3 : Le fils (Philipp Meyer)

N°3 : Le fils (Philipp Meyer)

N°2 : Mā (Hubert Haddad)

N°2 : Mā (Hubert Haddad)

N°1 : Six fourmis blanches (Sandrine Collette)

N°1 : Six fourmis blanches (Sandrine Collette)

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Maus d'Art Spiegelman (1987/1992 - Editions Flammarion)

Maus d'Art Spiegelman (1987/1992 - Editions Flammarion)

Il y a des lectures qui vous marquent pendant longtemps. C'est d'autant plus fort je trouve lorsqu'une bande dessinée parvient à le faire, ce qui prouve que cet art est loin d'être anodin et réservé qu'aux jeunes. Maus fait partie de ces lectures, comme "Blast" ou "Le photographe" dont je vous ai parlé en 2015.

Le père de l'auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d'Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d'une bande dessinée dont les personnages ont une tête d'animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.

La lecture de cette BD devrait être obligatoire dans toutes les écoles. Témoignage sans concession de la période la plus sombre de notre histoire, elle restitue avec détails livrés par le père de l'auteur, l'horreur des camps, la cruauté des hommes durant la seconde guerre mondiale.

Le noir et blanc colle parfaitement à ce qui est décrit et l'idée de représenter les différents personnage sous forme d'animaux est bien trouvée.

On suit également avec intérêt, l'évolution de la relation entre un père au caractère difficile et son fils qui, au départ de l'histoire ne le comprends pas. Le vécu du père éclaircit nettement son comportement actuel et va permettre à l'auteur de mieux comprendre son père.

Un vrai devoir de mémoire que de livre cette oeuvre que les éditions Flammarion ont édité de façon intégrale (312 pages).

Cette oeuvre a reçu le prix Pulitzer amplement mérité.

Une planche représentative de cette magnifique BD.

Une planche représentative de cette magnifique BD.

Autre extrait de Maus

Autre extrait de Maus

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Mā d'Hubert Hadadd (2015 - Editions Zulma)

Mā d'Hubert Hadadd (2015 - Editions Zulma)

C'est d'une très belle découverte dont je souhaite vous parler aujourd'hui, celle que j'ai faite grâce à ma libraire préférée, Lucile Frassy de la librairie salon de thé La Suite à Versailles.

Hubert Haddad est un écrivain tunisien qui depuis le début le début des années 80, s'est essayé avec succès à la nouvelle, le roman, les essais, le théâtre, la peinture, la poésie. Récompensé par de nombreux prix pour des romans tels que "Palestine" ou "Le peintre d'éventail", ce n'est pas un mais deux romans qui ont été publiés de cet auteur talentueux : "Corps désirable" dans l'univers de la science et de la médecine et "Mā". C'est ce dernier que j'ai eu la chance de lire.

L'histoire : Shōichi porte en lui le souvenir de Saori, la seule femme qu’il ait aimée, une universitaire qui a consacré sa vie à Santōka, le dernier grand haïkiste. Leur aventure aussi incandescente que brève initie le départ de Shōichi sur les pas de Santōka, de l’immense Bashō et de son maître Saigyō. Marcher, pour cette procession héroïque d’ascètes aventureux, c’est échapper au ressassement, aux amours perdues, c’est vivre pleinement l’instant ! « Le saké pour le corps, le haïku pour le cœur. »

Voici un livre qui fait du bien à l'âme, car autant vous le dire tout de suite, j'ai eu l'impression de lire une poésie de la première à la dernière page. Hubert Haddad a une écriture aérienne et délicate qui nous immerge totalement dans ces paysages zen japonais et nous fait voyager dans le temps.

Pour vous donner une idée du style d'écriture, je ne peux m'empêcher de reproduire ici un extrait :

"Bien des années plus tard, dans les replis des monts Kii, sur un sentier escarpé "où quelque chose pourrait vous charmer", comme un flâneur inspiré l'avait jadis noté devant quelque violette sauvage, Shōichi souriait en songeant au chemin parcouru, d'existence en existence, depuis que le monde se renouvelle, tout à l'écoute des chutes d'eau sacrée de Nachi où, prétend t-on, séjourne la déesse de la Miséricorde dans sa ruisselante éternité."

Il y en a pour 247 pages comme ça : Pure beauté !!!

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