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Le singe de Hartlepool de Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau (2012 - Editions Delcourt)

Le singe de Hartlepool de Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau (2012 - Editions Delcourt)

Le père noël m'a gâté cette année avec cette BD parue en septembre et retraçant avec brio une légende peu reluisante liée aux habitants d'un petit village anglais du nom de Hartlepool.

L'histoire : En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant : un chimpanzé, mascotte de l'équipage portant l'uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d'Angleterre, où personne n'a jamais vu de Français, l'animal correspond assez bien à l'idée qu'on se fait de l'ennemi. Aussitôt, le singe est traîné en justice, accusé d'espionnage...

Wilfrid Lupano est l'auteur du scénario et est déjà auteur de quelques histoires (L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, Alim le tanneur,...) tandis que Jérémie Moreau fait ses débuts de dessinateur dans le monde du 9e art et je dois dire que c'est une grande réussite car son trait est baroque et agressif, les couleurs nous plongent dans un univers à la Dickens qui colle formidablement à l'histoire.

Il s'agit ici d'une histoire qui sous ses traits humoristiques tend progressivement vers l'odieux et l'absurdité des hommes qui aveuglés par leur haine, deviennent des animaux. Les personnages sont très intéressants (le maire, l'ancien combattant, le jeune mousse, les enfants, le médecin,..), le ton léger du début culmine vers quelque chose de glacial qui fait réfléchir le lecteur.

Un must très recommandable.....

Une des planches magnifiquement illustrée par Jérémie Moreau

Une des planches magnifiquement illustrée par Jérémie Moreau

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Joyeux Noël 2012

Joyeux Noël 2012

Je vous souhaite à tous un joyeux noël 2012. J'espère que le Père Noël pensera à vous et que vous serez gâtés !

J'ai une pensée particulière pour ma maman et mon frère qui pour la première fois sont loin de moi pour Noël. Je pense très fort à vous.

Et comme chanson de noël, je vous laisse avec cette superbe interprétation de Silent Night par Michael Bolton.

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R.I.P Dave Brubeck (1920 - 2012)

R.I.P Dave Brubeck (1920 - 2012)

Le 5 décembre dernier, le musicien Dave Brubeck est décédé d'une crise cardiaque à l'âge de 91 ans, la veille de son anniversaire !

Dave Brubeck était l'une des stars du jazz des années 60 et son album "Time out" de 1959 a été le 1er album jazz que j'ai écouté car il est très accessible. Si quelqu'un souhaite découvrir ce genre musical, ce disque est idéal. Dave était pianiste et en 1951 il fonda son célèbre quartet composé du saxophoniste Paul Desmond, Eugène Wright à la basse et Joe Morello à la batterie.

Pour la petite histoire, il est à noter qu'après Louis Armstrong en 1949, Dave Brubeck a été le second jazzman à faire la couverture du magazine Time le 8 novembre 1954.

"Time out" est très innovant vis à vis des rythmiques de l'époque, les sources d'inspiration de certains morceaux viennent des voyages effectués par les musiciens dans les pays orientaux. Si Dave Brubeck est mis en avant, le talent de Paul Desmond en tant que musicien et compositeur ne fait aucun doute.

Pour preuve, voici le titre le plus emblématique de ce disque, le splendide "Take five"

Repose en Paix Dave auprès de Louis, Charlie, Miles et les autres....

L'album "Time out", un indispensable du jazz à avoir absolument !

L'album "Time out", un indispensable du jazz à avoir absolument !

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Freddie et moi de Mike Dawson (2009 - Editions Rackham)

Freddie et moi de Mike Dawson (2009 - Editions Rackham)

Le sous-titre de cette BD est "Une rhapsodie (bohémienne) sur le passage à l'âge adulte" car il s'agit d'une oeuvre autobiographique qui voit l'auteur nous raconter sa vie d'enfant, ado et début de période adulte. Il nous relate comment en écoutant un jour à la radio le titre "I want to break free", il devient fan de Queen et son chanteur Freddie Mercury.

Alors qu'il devient un inconditionnel de Queen, sa soeur admire George Michael et son groupe Wham. On suit le jeune Mike qui quitte la Grande Bretagne pour aller s'installer aux Etats unis où son père a trouvé du travail.

J'ai beaucoup aimé cette BD car toujours traitée sur le ton de l'humour et étant moi même un grand admirateur de l'oeuvre de Queen, j'y ai appris des choses sur le groupe, comme la signification de certaines chansons par exemple.

Le passage où le jeune héros apprend la mort de son idole est très émouvante. La BD se lit assez rapidement et le graphisme simple est très accessible.

Bonne lecture

Une des planches de ce bel hommage au groupe Queen et son chanteur Freddie Mercury

Une des planches de ce bel hommage au groupe Queen et son chanteur Freddie Mercury

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Le Hobbit : un voyage inattendu (2012 - Peter Jackson)

Le Hobbit : un voyage inattendu (2012 - Peter Jackson)

Je sors de la projection à l'instant et je dois dire que Peter Jackson a encore réussi à m'éblouir avec ses images de la terre du milieu, la musique et l'histoire de Tolkien formidablement portée à l'écran comme il l'avait fait avec la première trilogie du Seigneur des anneaux.

L'histoire : L'histoire se déroule en Terre du Milieu 60 ans avant "Le Seigneur des anneaux"."Bilbo le hobbit" suit les aventures du personnage principal Bilbo Sacquet, entraîné dans une quête héroïque pour reprendre le Royaume perdu des nains d'Erebor, conquis longtemps auparavant par le dragon Smaug.

Le film dure 2h45 mais le rythme n'en pâtit absolument pas et on est tout de suite immergé dans cet univers très riche. Il y a quelques clins d'oeil à la première trilogie qui font plaisir et on y revois des personnages des premiers films.

A tous ceux qui sont comme moi, fans absolus du Seigneur des Anneaux, je ne dirai qu'une chose : Foncez voir ce film, vous ne serez pas déçus. Vivement décembre 2013 pour connaitre la suite des aventures de Bilbo Sacquet !

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Jamaica de Bruno Cathala, Malcolm Braff et Sébastien Pauchon (2007 - Editions Gameworks)

Jamaica de Bruno Cathala, Malcolm Braff et Sébastien Pauchon (2007 - Editions Gameworks)

Jamaica est un jeu de course de plateau pour 2 à 6 joueurs agés de 8 ans et plus avec une durée de partie d'environ 30 mn. Une petite mise en situation s'impose avant d'aller plus loin :

En 1768, Henry Morgan parvient à être nommé Gouverneur de la Jamaïque après une longue carrière dans la piraterie. Pour fêter sa nomination, il invite ses ex-confrères dans une grande course autour de l'île. Le vainqueur de cette course sera le plus riche et pas forcément le plus rapide. Il devra affronter les aléas de la mer en gérant ses stocks de nourriture et en combattant ses adversaires au canon.

Ce qui saute aux yeux c'est la beauté du matériel et je suis particulièrement sensible à cette qualité. La boite représente une malle et dès qu'on l'ouvre on se retouve face aux règles représentant une multitude de pièces d'or. La règle du jeu se lit comme une carte au trésor. Le plateau représentant l'île de la Jamaique est très beau ainsi que les cartes de chaque personnage qui bénéficient de superbes illustrations signées Mathieu Leyssenne.

Chaque joueur incarne un pirate et bénéficie d'un mini plateau représentant les cales de son bateau et de 11 cartes avec des actions à effectuer qui peuvent être : récupérer de la nourriture et des doublons (utiles pour payer le droit de s'arrêter sur certaines cases du plateau), de la poudre à canon (utile lors des combats avec les autres joueurs) ou effectuer un mouvement avant ou arrière. Tout au long du parcours il y a des trésors qui peuvent être bénéfiques en cours de partie et à la fin et des trésors maudits qui peuvent nous pénaliser à moins que l'on ne les refourguent à des adversaires à l'issue de combats gagnants.

Le gagnant de la partie est celui qui a le plus de points qui dépendent de la position à laquelle il termine la course, le nombre de doublons dans ses cales + les points donnés par les cartes trésor.

Les règles sont très simples, il y a de la stratégie, de la gestion de ressources, du hasard et est très divertissant. Un bon jeu familial pour les fêtes.

Vous trouverez ci-dessous une illustration du matériel ainsi qu'une video présentant le jeu.

Pour l'achat de vos jeux de société, je vous recommande de les acheter sur le site http://www.ludifolie.com qui propose des prix défiant toute concurrence car en dessous des prix du marché. Son responsable, Eric est très professionnel et offre des remises de 5% lorsque vous venez retirer votre commande sur place, du côté de Vincennes.

Jamaica est proposé au prix de 34,74€ ou 33€ sur place

Le superbe matériel est un des points remarquables de ce jeu

Le superbe matériel est un des points remarquables de ce jeu

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Les mondes de Ralph (2012 - Rich Moore)

Les mondes de Ralph (2012 - Rich Moore)

Il y a de cela 2 semaines, je citais les films à voir en décembre et aujourd'hui je viens de voir le 1er "Les mondes de Ralph", et bien je dois dire que le Disney 2012 tient toutes ses promesses et que mon âme d'enfant a été touché en plein dans le mille.

L'histoire : Dans une salle d'arcade, Ralph la casse est le héros mal aimé d'un jeu des années 80. Son rôle est simple : il casse tout ! Pourtant il ne rêve que d'une chose, être aimé de tous...Vanellope Van Schweetz quant à elle, évolue dans un jeu de course, fabriqué uniquement de sucreries. Son gros défaut : être une erreur de programme, ce qui lui vaut d'être interdite de course et rejetée de tous...Ces deux personnages n'auraient jamais dû se croiser...et pourtant, Ralph va bousculer les règles et voyager à travers les différents mondes de la salle d'arcade pour atteindre son but : prouver à tous qu'il peut devenir un héros...Ensemble, arriveront-ils à atteindre leurs rêves ?

Le film rend un hommage aux jeux auquels nous avons tous au moins joué une fois dans les salles d'arcades de notre adolescence et délivre un message sur l'acceptation de soi qui correspond bien à la morale du studio aux grandes oreilles.

Les couleurs sont magnifiques, la nostalgie opère lorsque l'on revois des personnages familiers de Street Fighter, Pac man, Sonic, etc.... et je dois dire que j'ai même versé ma p'tite larme vers la fin.

Idéal pour petits et grands, je recommande fortement ce film en cette période de fêtes.

Allez, je termine avec la géniale bande annonce que je ne me lasse pas de voir...

Le cercle des méchants anonymes de jeux vidéos

Le cercle des méchants anonymes de jeux vidéos

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Berlin : suite et fin

Berlin : suite et fin

Suite et fin de mes souvenirs de Berlin avec quelques lieux qui méritent le détour de par leur originalité.

Comme je l'écrivais dans un précédent billet, l'art est très présent à Berlin et il y a un bâtiment qui est le symbole de la scène alternative, qui attire de nombreux visiteurs, il s'agit de Tacheles, un squat artistique connu du monde entier. Dans ce lieu, il y a de nombreuses salles d'exposition, des ateliers d'artistes, un cinéma, un théâtre et un bar. Je n'ai pas eu l'occasion d'y entrer car l'endroit était fermé mais l'extérieur montre déjà que des artistes assez originaux résident ici.

Un endroit connu comme l'île des musées, un ensemble de 5 musées consacrés aux arts et qui se trouvent au nord de l'île de la Spree (le fleuve qui traverse la ville). Ce bel endroit est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1999.Ces 5 musées ont été construits au début du 19e siècle par les souverains de l'époque. On peut y voir des oeuvres de l'antiquité grecque, égyptiennes, des peintures impressionistes françaises, sculptures italiennes et allemandes et des oeuvres du proche orient et d'art islamique.

Enfin, au coeur du quartier gay de la ville, se trouve la Viktoria-Luise-Platz, une belle petite place verdoyante bordée de jolies façades d'immeubles du 19e siècle. L'endroit fait office de jardin pour enfants et se trouve à proximité du métro.Apaisant et idéal pour une petite halte.

Voilà, Berlin garde encore de nombreux recoins que je n'ai pas pu découvrir en un peu moins de 3 jours mais l'essentiel a été vu et apprécié. Je vous recommande cette ville avec enthousiasme, vous ne le regretterez pas.

L'île aux musées au bord de la Spree

L'île aux musées au bord de la Spree

La Viktoria-Luise-Platz, un bel endroit pour une halte

La Viktoria-Luise-Platz, un bel endroit pour une halte

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La montagne magique de Jirô Taniguchi (2007 - Editions Casterman)

La montagne magique de Jirô Taniguchi (2007 - Editions Casterman)

Vous l'avez peut être remarqué, Taniguchi est un de mes auteurs de manga préféré de par le réalisme de ses histoires et son style classique non dénué de beauté. Et bien il s'agit ici non pas d'un manga à la japonaise mais d'une bande dessinée au format européen, c'est à dire grand format et illustrations couleurs.

L'histoire : 1967. Ken’ichi, 11 ans, orphelin de père, passe l’été dans la ville provinciale de Tottori, en compagnie de sa petite soeur et de ses grands-parents. Bien que ce soit les vacances, l’ambiance est pesante : la mère de Ken’ichi vient d’être hospitalisée pour une grave maladie. C’est dans ce contexte de tensions et de menaces, alors que le garçon esseulé erre chaque jour sans but dans les ruines d'une bâtisse perchée sur la montagne de Tottori, réputé héberger des créatures fantastiques, que Ken’ichi vit une expérience extraordinaire. Il est “contacté” télépathiquement par une grande salamandre, captive d’un vivarium au musée local… L’animal lui propose un pacte : exaucer n’importe lequel de ses voeux si le garçon lui redonne la liberté et lui permet de regagner son royaume, sous la montagne du château, où jaillit une source merveilleuse…

Taniguchi traite ici de l'enfance et de ses angoisses liées à la peur de se retrouver seuls à affronter la vie. L'importance de la famille est encore ici mis en avant comme pour se protéger face aux difficultés. Le dessin est encore une fois magnifique, la BD se lit très vite car il y a beaucoup de dessin et peu de texte. Un côté fantastique fait son apparition ici, de même qu'une certaine thématique écologique sur la protection des animaux.Idéal pour de jeunes enfants tout comme pour les grands....

La montagne magique de Jirô Taniguchi (2007 - Editions Casterman)

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Queen : Bohemian Rhapsody (1975)

Queen : Bohemian Rhapsody (1975)

De retour après quelques jours de break en terres bourguignonnes, c'est d'un chef d'oeuvre musical dont je souhaite parler ce soir, il s'agit du titre "Bohemian Rhapsody" des britanniques de Queen, extrait de leur superbe album "A night at the opera".

C'est le génial Freddie Mercury qui a eu l'idée d'une chanson de type opéra-rock d'une durée de 5'59'' et à la structure complètement atypique commençant par une intro au piano, ballade, énorme solo de guitarre de Sir Bryan May suivi d'une superposition de voix d'opéra et d'un passage hard rock pour revenir à la sérénité du début.

Freddie et ses potes ont bataillé dur pour que Bohemian Rhapsody soit choisie comme le principal single de l'album car son format non commercial en faisait un titre difficilement programmable par les radios. Le succès du titre leur a donné raison puisque cette chanson diffusée pour la première fois le 31 octobre 1975 entra dans les meilleures ventes britanniques dès la semaine suivante.

Les techniques d'enregistrement des studios de l'époque étaient limitées et vu la compléxité du titre, le groupe a dû enregistrer de nombreuses bandes différentes, mixées ensuite sur une seule. Le passage "opéra" pendant lequel on entend des paroles difficiles où s'enchainent des mots comme "Galileo", "Beelzebub", "Magnifico" et "Figaro" servaient de clé de voute au bombardements de choeurs harmoniques chantés à l'unisson et en boucle, tant et si bien que l'on décompte 180 voix en surimpression pour cette seule section.

La thématique de la chanson qui débute par "Mama, just killed a man..." a de tous temps soulevé d'inombrables questions restées encore aujourd'hui sans réponses. Freddie Mercury refusa toujours de l'expliquer. Le reste du groupe resta évasif également même si Bryan May avait le sentiment que le morceau comprenait des références indirectes à certains traumas personnels du chanteur. Une des théories voudrait que Freddie se sachant séropositif et ayant transmi la maladie à son partenaire, ait composé cette chanson pour expier sa faute...

A sa mort il emporta avec lui l'histoire de la chanson, laissant libre court à l'imagination de chacun. Le statut mythique de "Bohemian Rhapsody" fut confirmé le 18 octobre 1977 lorsque l'industrie du disque britannique lui décerna le Britannia Award du meilleur single de pop anglais des 25 dernières années.

Tout le monde connait le live de Wembley 86, mais c'est un extrait du live à Montreal de 1981 que je vous offre car Freddie était à ce moment là au sommet de son art, jugez en par vous même....

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