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Les enfants du temps (2020 - Les enfants du temps)

Makoto Shinkai a atteint le statut envié pour ce qui me concerne des réalisateurs tellement talentueux que lorsque sort un film réalisé par eux, on ne se pose pas de question et sans trop connaître le sujet, on fonce en salle pour voir le résultat. C'est ce qui m'est encore arrivé ici pour quel résultat ?

 

 

L'histoire : Jeune lycéen, Hodaka fuit son île pour rejoindre Tokyo. Sans argent ni emploi, il tente de survivre dans la jungle urbaine et trouve un poste dans une revue dédiée au paranormal. Un phénomène météorologique extrême touche alors le Japon, exposé à de constantes pluies. Hodaka est dépêché pour enquêter sur l'existence de prêtresses du temps. Peu convaincu par cette légende, il change soudainement d'avis lorsqu'il croise la jeune Hina...

 

 

Après les excellents "La traversée du temps" et "Your name", le réalisateur japonais nous conte ici une histoire plus légère mais au combien maîtrisée techniquement comme à son habitude. Tokyo sous un déluge d'eau est une image que l'on ne voit pas si souvent et le rendu est ici assez exceptionnel.

 

 

Pour ce qui concerne l'histoire en elle même, une histoire d'amitié adolescente qui se convertit en histoire d'amour et qui mêlent quelques éléments fantastiques. La musique pop rock fait partie intégrante du film avec des paroles bien adaptées aux situations que vivent les personnages.

 

 

Les préoccupation de Shinkai sont toujours présentes avec l'environnement, le climat qui va venir influer sur le moral des gens et le passage à l'âge adulte avec un héros qui s'assume pleinement.

 

 

Même s'il n'atteint pas selon moi, le niveau de "Your name", ce film fait un bien fou et les images vous émerveilleront.

 

 

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Mes envies ciné de février 2020

En ce mois de février déjà bien entamé, ce ne sont pas moins de sept films qui attirent mon attention. Deux films français, un film indépendant US, un film tunisien, le retour de Clint Eastwood et D'Alejandro Amenabar et enfin une énorme performance de Renée Zellweger. Bref, encore du cinéma pour tous les goûts et envies.

 

La dernière vie de Simon (de Léo Karmann avec Benjamin Voisin, Martin Karmann et  Camille Claris - 2h17) : Simon a 8 ans, il est orphelin. Son rêve est de trouver une famille prête à l’accueillir. Mais Simon n’est pas un enfant comme les autres, il a un pouvoir secret : il est capable de prendre l’apparence de chaque personne qu’il a déjà touchée… Et vous, qui seriez-vous si vous pouviez vous transformer ?...sorti depuis le 05/02/20.

 

Pourquoi ce film m'intéresse : Un premier film français au sujet original mêlant drame et fantastique avec des acteurs justes.

 

 

#Jesuislà (d'Eric Lartigau avec Alain Chabat, Doona Bae et Blanche Gardin - 1h40) : Stéphane mène une vie paisible au Pays Basque entre ses deux fils, aujourd’hui adultes, son ex-femme et son métier de chef cuisinier. Le petit frisson dont chacun rêve, il le trouve sur les réseaux sociaux où il échange au quotidien avec Soo, une jeune sud-coréenne. Sur un coup de tête, il décide de s’envoler pour la Corée dans l’espoir de la rencontrer. Dès son arrivée à l’aéroport de Séoul, un nouveau monde s’ouvre à lui…sorti depuis le 05/02/20.

 

Pourquoi ce film m'intéresse : Parce qu'Eric Lartigau est pour moi depuis des années, une valeur sûre (Prête moi ta main, La famille bélier). Ici on retrouve Alain Chabat dans une sorte de Lost in Séoul.

 

Mickey and the bear (d'Annabelle Attanasio avec Camila Morrone et James Badge Bale - 1h29) : Mickey Peck, une adolescente du Montana, a la lourde responsabilité de s'occuper de son père, un vétéran accro aux opiacés. Quand l'opportunité se présente de quitter pour de bon le foyer, elle fait face à un choix impossible...sorti depuis le 12/02/20.

 

Pourquoi ce film m'intéresse : Parce ce que le film traite d'un sujet familial qui peut tous nous toucher, montre comment le poids de la famille peut peser sur le destin de cette jeune fille. L'actrice est selon beaucoup d'observateurs, une future grande du cinéma.

 

Un divan à tunis (de Manele Labidi avec Golshifteh Farahani et Majd Mastoura - 1h30) : Après avoir exercé en France, Selma, 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s'avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec "prestations tarifées", les débuts du cabinet sont mouvementés… Alors que Selma commence enfin à trouver ses marques, elle découvre qu'il lui manque une autorisation indispensable pour continuer d'exercer…sorti depuis le 12/02/20.

 

Pourquoi ce film m'intéresse : Parce qu'il tord le cou aux traditions tunisiennes avec humour, parce qu'il dresse un portrait de la société tunisienne post-printemps arabe, et parce que je suis toujours curieux de découvrir un autre cinéma.

 

Le cas Richard Jewell (de Clint Eastwood avec Paul Walter Hauser, Kathy Bates et Sam Rockwell - 2h09) : En 1996, Richard Jewell fait partie de l'équipe chargée de la sécurité des Jeux d'Atlanta. Il est l'un des premiers à alerter de la présence d'une bombe et à sauver des vies. Mais il se retrouve bientôt suspecté... de terrorisme, passant du statut de héros à celui d'homme le plus détesté des Etats-Unis. Il fut innocenté trois mois plus tard par le FBI mais sa réputation ne fut jamais complètement rétablie, sa santé étant endommagée par l'expérience...sortie prévue le 19/02/20

 

Pourquoi ce film m'intéresse : Parce que l'histoire de cet homme ordinaire est incroyable et qu'ici, Clint pose la question de la responsabilité des médias et de celui du FBI qui vont faire de la vie de cet homme, un enfer.

 

Lettre à Franco (d'Alejandro Amenabar avec Eduard Fernandez, Nathalie Poza et Karra Elejalde - 1h47) : Espagne, été 1936. Le célèbre écrivain Miguel de Unamuno décide de soutenir publiquement la rébellion militaire avec la conviction qu'elle va rétablir l’ordre. Pendant ce temps, fort de ses succès militaires, le général Francisco Franco prend les rênes de l’insurrection. Alors que les incarcérations d’opposants se multiplient, Miguel de Unamuno se rend compte que l’ascension de Franco au pouvoir est devenue inéluctable...sortie prévue le 19/02/20

 

Pourquoi ce film m'intéresse : Parce que je suis un grand admirateur du cinéma d'Amenabar depuis ces débuts jusqu'à aujourd'hui. Sa filmographie riche de titres aussi bons et variés tels que Tesis, Ouvre les yeux, Les autres, Mar adentro, Agora. Ici il traite d'un pan de l'histoire de l'Espagne, sûrement très instructif.

 

Judy (de Rupert Goold avec Renée Zellweger, Jessie Buckley - 1h58) : Hiver 1968. La légendaire Judy Garland débarque à Londres pour se produire à guichets fermés au Talk of the Town. Cela fait trente ans déjà qu’elle est devenue une star planétaire grâce au Magicien d’Oz. Judy a débuté son travail d’artiste à l’âge de deux ans, cela fait maintenant plus de quatre décennies qu’elle chante pour gagner sa vie. Elle est épuisée. Alors qu’elle se prépare pour le spectacle, qu’elle se bat avec son agent, charme les musiciens et évoque ses souvenirs entre amis ; sa vivacité et sa générosité séduisent son entourage. Hantée par une enfance sacrifiée pour Hollywood, elle aspire à rentrer chez elle et à consacrer du temps à ses enfants. Aura-t-elle seulement la force d’aller de l’avant ?...sortie prévue le 26/02/20.

 

Pourquoi ce film m'intéresse : Parce que Renée Zellweger vient de recevoir l'Oscar de la meilleure actrice et que j'aime les grandes performances. Pour en apprendre plus sur la vie de Judy Garland.

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Mon bilan ciné 2019

Mieux vaut tard que jamais, voici mon TOP 10 de l'année 2019, une très belle année cinéma de mon point de vue avec le retour de grands noms tels que Tarantino, Malick, Scorsese, Gray, Polanski, Almodovar. De belles émotions et de beaux moments de cinéma. C'est parti !

10 - J'accuse (Roman Polanski) : Au delà de toutes les polémiques qui ont entouré son réalisateur, ce film est une vraie réussite avec un Dujardin d'une sobriété épatante et une reconstitution d'un fait historique sans précédent.

 

 

9 - El reino (Rodrigo Sorogoyen) : Ce film espagnol se révèle être un thriller qui dénonce la corruption du milieu politique en Espagne. Antonio De La Torre est tout bonnement exceptionnel au sein d'un film à la réalisation très soignée.

 

 

 

 

 

8 - The irishman (Martin Scorsese) : Un casting de très haute volée (De Niro, Keitel, Pacino, Pesci) pour un film de gangsters à l'ancienne et une narration toujours exemplaire faite de flashbacks toujours très bien amenés. La manière dont il a été snobé par l'académie de cinéma Américaine parce qu'il s'agit d'une production Netflix me désole au plus haut point.

 

 

 

7 - Joker (Todd Phillips) : Ce n'est pas le film de l'année selon moi mais vous savez combien j'admire Joaquin Phoenix qui est ici au summum de sa carrière. Il incarne toute la folie du Joker à la perfection et selon moi il est meilleur que Heath Ledger.

 

 

 

6 - Douleur et gloire (Pedro Almodovar) : L'un des tout meilleur film du réalisateur espagnol et une superbe interprétation de la part d'Antonio Banderas. Un film quasiment autobiographique et rétrospectif de son cinéma.

 

 

 

 

5 - Les misérables (Ladj Ly) : Un vrai coup de poing dans le ventre, une description de la misère très universelle, un constat d'une société malade d'avoir abandonné de une partie de ses enfants. Les 20 dernières minutes du film constituent une vraie descente aux enfers et les mots de Victor Hugo résonnent encore dans mon esprit.

 

 

4 - Parasite (Bong Joon Ho) : La dernière Palme d'or de Cannes a réussi le pari original de mêler comédie familiale et thriller pour un résultat très jouissif. Le film nous surprend du début à la fin et le plaisir de spectateur toujours présent.

 

 

 

 

3 - Une vie cachée (Terrence Malick) : L'un des plus beaux films de cette année, des images inoubliables, une histoire vraie hors du commun, la poésie du cinéma de Malick qui revient à son essence filmique.

 

 

 

 

2 - Ad Astra (James Gray) : Un film d'une beauté sidérante, une histoire de quête du père, de quête de sens, de dépassement de soi. Les images sont encore très présentes dans mon esprit. James Gray s'essaie encore à un nouveau genre et réussit son paris comme à chaque fois.

 

 

 

1 - Once upon a time in...Hollywood (Quentin Tarantino) : Comme souvent avec Tarantino, on aime ou on déteste et je dois dire que personnellement j'ai adoré, j'ai complètement adhéré à son propos, à l'hommage rendu au cinéma qu'il aime, aux acteurs et j'ai apprécié l'audace d'avoir revisité une tragédie. Brad Pitt et Leonardo Di Caprio sont excellents dans leur rôles respectifs. Peut être son meilleur film delon moi.

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