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Articles avec #cinema catégorie

Citizen Kane (1941 - Orson Welles)

Disponible sur Netflix depuis vendredi dernier, je suis impatient de voir le nouveau film de David Fincher "Mank" qui narre le processus d'écriture de Citizen Kane par le scénariste Herman J.Mankiewickz. Dans cette optique, je me suis enfin décidé à découvrir le film que l'on présente souvent comme le meilleur film de l'histoire du cinéma. Ce film, il est dans ma dvdthèque depuis de nombreuses années mais je me suis retenu comme si je me refusais de voir le film ultime. Je me disais sûrement inconsciemment que je devais voir d'autres films avant de mériter celui-ci. Idiot me direz vous ? Peut être ou pas.

 

L'histoire : A la mort du milliardaire Charles Foster Kane, un grand magnat de la presse, Thompson, un reporter, enquête sur sa vie. Les contacts qu’il prend avec ses proches lui font découvrir un personnage gigantesque, mégalomane, égoïste et solitaire.

 

 

Coupons court tout de suite au suspense, c'est un excellent film, l'oeuvre d'un créateur surdoué qui à 25 ans a réalisé un film immense par sa réalisation qui est d'une ingéniosité sans commune mesure pour cette époque là. L'utilisation de focales donnant lieu à plusieurs profondeurs de champs qui permet de composer des plans fourmillant de détails. Des mouvements de caméra jamais vus jusque là avec de nombreux plans séquence et travellings vraiment vertigineux. Welles joue également avec les proportions et angles de vue pour montrer l'opulence et la grandiloquence du palais du protagoniste notamment.

 

 

Mais plus que l'esthétique, c'est la mise en scène et le scénario qui est vraiment remarquable. Le film nous dévoile petit à petit par l'intermédiaire des différents témoignages recueillis, des pièces du puzzle qui reconstituent la vie de cet homme si puissant. L'ascension et la chute est vraiment passionnante à suivre de bout en bout.

 

 

Les acteurs sont vraiment très justes et ce film qui n'a finalement eu "que" l'Oscar 

 

 

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Josep (2020 - Aurel)

Vu juste avant la refermeture des cinémas, ce film d'animation est le premier film du dessinateur de presse Aurel (Le monde et le canard enchaîné) et promettait une belle leçon d'histoire, alors qu'en est-il ?

 

Le pitch : Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le gouvernement français les parque dans des camps. Deux hommes séparés par les barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur. De Barcelone à New York, l'histoire vraie de Josep Bartolí, combattant antifranquiste et artiste d'exception.

 

 

Ce film faisait partie de la sélection du dernier festival de Cannes et je dois dire que j'ai découvert un épisode d'histoire que je ne connaissais pas et qui m'a beaucoup ému. Le film est très dur par moment mais il nous réserve également des moments plus lumineux notamment en décrivant la relation d'amitié qui se tisse entre Josep et le gendarme français et la partie qui se déroule au Mexique.

 

 

Je ne connaissais pas Josep Bartoli et j'ai découvert un homme qui a vécu une vie hors du commun, incarcéré dans 7 camps en deux ans, il parvient à s'enfuir deux fois et est réarrêté et est envoyé dans un camps en Allemagne. Il saute d'un train et s'exile au Mexique où il rejoindra Frida Kahlo et Diego Rivera.

 

 

Une belle leçon d'histoire

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Tenet (2020 - Christopher Nolan)

Et voilà,ainsi s'achève mon avis sur Tenet. J'espère que cela vous aura donné envie et que vous serez nombreux à vous rendre en salle pour voir le dernier film du génial Christopher Nolan. Je pourrai m'amuser à rédiger cet article à l'envers à l'image du film qui utilise beaucoup cet effet mais je vais plutôt revenir à une structure classique.

 

Le pitch : Muni d'un seul mot – Tenet – et décidé à se battre pour sauver le monde, notre protagoniste sillonne l'univers crépusculaire de l'espionnage international. Sa mission le projettera dans une dimension qui dépasse le temps. Pourtant, il ne s'agit pas d'un voyage dans le temps, mais d'un renversement temporel…

 

 

Virtuosité est le premier mot qui m'est venu à l'esprit à la sortie du dernier film de Nolan qui confirme selon moi qu'il est l'un des tous meilleurs réalisateurs en activité en nous proposant de grands moments de cinéma qui demandent aux spectateurs de s'investir pleinement pour en tirer le plus grand plaisir.

 

 

Nolan s'attaque ici à un genre nouveau dans sa filmographie, à savoir le film d'espionnage et je dois dire que cela lui va comme un gant. Mais il ne se contente pas uniquement de cela. On y retrouve le sujet de prédilection de l'auteur, la deconstruction du temps donnant lieu à des voyages dans le temps mêlés ici à l'entropie des objets (vous ne tirez pas la balle, vous la recevez), le tout que l'on pourrait résumer à une sorte d'inversion de toute chose, toute action. Ici je vous ai perdu et il est vrai que le film divise beaucoup car trop compliqué pour certains. Je pense surtout que la masse de films qui sortent ne nous a habitue plus à réfléchir et c'est bien dommage.

 

 

 

​​​​​​​Au delà de la compréhension exhaustive du film, je pense que l'on peut l'apprécier tout de même par ce qu'il nous fait ressentir. C'est la raison pour laquelle par exemple, j'admire le cinéma de David Lynch dont je ne comprends pas tout mais qui me procure un immense plaisir de spectateur. Le personnage incarné par l'actrice Clémence Poesy résume bien la chose lorsqu'elle dit au personnage principal "n'essayez pas de comprendre, ressentez les choses". On parvient tout de même à comprendre l'essentiel si on est bien concentré ou que l'on revoie le film. En tout cas, on ne s'y ennuie pas et les 2h30 de film passent très bien. Il offre des scènes d'actions très spectaculaires et les acteurs sont vraiment excellents avec une mention particulière à Robert Pattinson dont les derniers choix de rôles sont vraiment originaux.

 

 

Bref, foncez !

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Akira (1988 - Katsuhiro Otomo)

Lors de leur réouverture d'après confinement, les cinémas ont annoncé que faute de  films, il serait donné aux spectateurs de découvrir ou redécouvrir des films sur grand écran. Une liste de films avait été annoncée dont je vous parlais dans cet article mais d'autres titres sont venus s'ajouter au coeur de l'été et parmi ces titres, Akira qui ressort donc restauré 4K pour le plus grand bonheur des fans de la première heure mais aussi pour ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de découvrir ce monument du cinéma.

 

 

Le picth : En juillet 1988, une mystérieuse explosion détruit Tokyo, déclenchant la troisième guerre mondiale. 31 ans plus tard, en 2019, Néo Tokyo, la mégalopole construite sur la baie de Tokyo a retrouvé sa prospérité d’antan et se prépare à l’évènement majeur des Jeux olympiques de 2020. 
Dans l'ombre, les choses sont moins réjouissantes, le chômage augmente et les actions des dissidents se multiplient, les citadins cherchent leur salut dans les cultes religieux et les drogues. Les plus jeunes se réunissent en gang rebelles et se défient dans d’interminables  courses de motos a travers la mégalopole. Au cours d’une de leurs échappées,  Kaneda et Tetsuo manquent d’écraser un enfant. Un enfant étrange, au visage de vieillard, appelé n ° 26 Kaneda et ses amis sont arrêtés par la police alors que n ° 26 et Tetsuo, blessé,  sont emmenés par l'armée.  Tetsuo est prisonnier d’un laboratoire et devient l’objet de tests ultrasecret qui le dotent de pouvoirs surnaturels.  C’est là qu’il apprend qui est AKIRA, ce garçon a la force incroyable a l’origine de la destruction de Tokyo, il y a 31 ans.

 

 

Alors que dire ? J'avais découvert Akira en VHS et le voir au cinéma a constitué sans aucun doute un plaisir immense pour moi et mon frère qui était avec moi. Je parle plus haut de monument de cinéma car pour moi, nous sommes au delà du manga, qui serait réducteur et priverait sans doute les plus réticents.

 

 

Situé dans un monde post-apocalyptique ultra-violent, Akira brasse des thèmes classiques de la science fiction moderne dans une oeuvre qui est un sommet de cyberpunk et fait penser à des films qui ont beaucoup inspiré l'auteur tels que Orange mécanique, Mad max ou Tron pour ne citer que ceux-ci.

 

 

Adapté du manga écrit par le réalisateur en 1982, il est à noter que les meilleurs animateurs japonais de l'époque ont participé au projet et que toutes les planches ont été créées manuellement sans aide d'ordinateur. Ce qui lorsque l'on voit le résultat à l'écran, nous laisse sans voix au vu d'une telle maîtrise.

 

 

Considéré à l'époque de sa sortie comme le maître étalon du cinéma d'animation, Akira reste encore 32 ans après comme une oeuvre d'une très grande qualité et qui fait preuve d'une modernité encore déconcertante, ce qui prouve à quel point l'auteur avait su se démarquer. Et pour la petite histoire, il est amusant de voir qu'Otomo avait déjà prévu les JO de Tokyo en 2020 et leur annulation...

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Light of my life (2020 - Casey Affleck)

Passé à la réalisation comme son frère Ben, Casey Affleck signe ici son deuxième film. Très différent du premier qui était un faux documentaire sur l'acteur Joaquin Phoenix, il change de genre ici en abordant le film d'anticipation pour quel résultat ?

 

Le pitch : Dans un futur proche où la population féminine a été éradiquée, un père tâche de protéger Rag, sa fille unique, miraculeusement épargnée. Dans ce monde brutal dominé par les instincts primaires, la survie passe par une stricte discipline, faite de fuite permanente et de subterfuges. Mais il le sait, son plus grand défi est ailleurs: alors que tout s'effondre, comment maintenir l'illusion d'un quotidien insouciant et préserver la complicité fusionnelle avec sa fille ?

 

 

Alors il est vrai qu'en lisant ce pitch on pense tout de suite au film La route de John Hillcoat sorti en 2009 et adapté de l'excellent roman éponyme de Cormack McCathy. Car oui, on y suit la survie d'un père et de son fils dans un monde post-apocalyptique mais là où le film de 2009 montre très bien ce qu'est devenu ce monde inhumain, le film d'Affleck traite plus de l'éducation qu'un père veuf veut transmettre à sa fille.

 

 

Cela donne lieu à des scènes d'une grande tendresse qui contrastent avec la violence du monde extérieur dont on ne sait pas grand chose finalement. Le film a un rythme assez lent et ne fera pas l'unanimité mais est une réussite de bout en bout selon moi.

 

 

Parmi ses réussites, l'actrice Anna Pniowski qui est vraiment excellente et Casey Affleck vraiment très juste dans ce rôle. La musique est belle et les scènes de flashback où l'on voit la maman sont vraiment réussies.

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The climb (2020 - Michael Angelo Covino)

Précédé d'une bonne critique depuis son passage à Cannes 2019, j'avais très envie de voir ce premier film de Michael Angelo Covino qui interprète également un des deux personnages principaux.

 

Le pitch : Kyle et Mike sont deux meilleurs amis aux tempéraments très différents mais dont l’amitié a toujours résisté aux épreuves de la vie. Jusqu’au jour où Mike couche avec la fiancée de Kyle…Alors que l’amitié qui les lie aurait dû être irrémédiablement rompue, un événement dramatique va les réunir à nouveau.

 

Foncez, ce film est vraiment une vraie réussite de par son humour et son irrévérence. Le film illustre parfaitement comment certaines amitiés peuvent s'avérer toxique mais vous poursuivent tout au long de votre vie.

 

 

Le film est divisé en sept parties qui sont autant de chapitre de la vie faite de séparations et retrouvailles entre les deux amis que les évènements ne vont pas épargner. Provocateur, caustique avec un comique de situation bien amené, un vrai coup de coeur.

 

 

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Madre (2020 - Rodrigo Sorogoyen)

Après plus de 4 mois d'abstinence, j'ai enfin pu revenir dans une salle de cinéma pour mon plus grand plaisir, pour quel film ?

 

Il y a plus d'un an, je vous parlais d'un thriller politique espagnol intitulé El reino qui était une vraie réussite du genre et qui lui avait valu 7 Goyas (les Césars espagnols). Et bien cette fois ci, il s'agit du nouveau film de ce talentueux réalisateur espagnol du nom de Rodrigo Sorogoyen. Ce film Madre est l'extension d'un de ses courts métrages qui a connu un beau succès il y a quelques années (nomination aux Oscars).

 

Le pitch : Dix ans se sont écoulés depuis que le fils d’Elena, alors âgé de 6 ans, a disparu. Dix ans depuis ce coup de téléphone où seul et perdu sur une plage des Landes, il lui disait qu’il ne trouvait plus son père. Aujourd’hui, Elena y vit et y travaille dans un restaurant de bord de mer. Dévastée depuis ce tragique épisode, sa vie suit son cours tant bien que mal. Jusqu’à ce jour où elle rencontre un adolescent qui lui rappelle furieusement son fils disparu.

 

La scène d'ouverture du film est magistrale

 

Soyons honnête tout de suite : je m'attendais à voir un film basculant vers le thriller mais ce ne fut pas le cas. Ce film est un drame psychologique mais je dois dire qu'il est vraiment réussi. On retrouve la patte du réalisateur qui est vraiment très doué pour créer instaurer un climat d'extrême tension. La scène d'ouverture du film est grandiose.

 

Un moment de complicité entre Elena et Jean

 

Le réalisateur joue constamment sur l'ambiguité de la relation qui lie Elena (magnifique Marta Nieto) à Jean provoquant même un certain malaise parfois. Mais au final, il s'agit d'une histoire d'amour, amour maternel. Comme dans El reine, la caméra ne quitte jamais l'héroïne du film du début à la fin comme pour nous faire vivre et faire ressentir tout ce qui se passe dans la tête d'Elena. Un très beau film.

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Mes envies ciné du monde d'après (juin et juillet 2020)

Après 3 mois de fermeture, j'imagine que comme de beaucoup d'entre vous, j'ai très envie de retourner dans une salle de cinéma pour partager de belles émotions sur grand écran. Au sommaire, des films qui auraient dû sortir avant ou pendant le confinement et ceux attendus sur juin et juillet. Comme habituellement, il y en a ici pour tous les goûts mais ce sont avant tous les miens.

 

L'appel de la forêt (de Chris Sanders avec Harrison Ford, Omar Sy et Dan Stevens - 1h41) : La paisible vie domestique de Buck, un chien au grand cœur, bascule lorsqu’il est brusquement arraché à sa maison en Californie et se retrouve enrôlé comme chien de traîneau dans les étendues sauvages du Yukon canadien pendant la ruée vers l’or des années 1890. Buck va devoir s’adapter et lutter pour survivre, jusqu’à finalement trouver sa véritable place dans le monde en devenant son propre maître…Sortie prévue le 22/06/20

 

Pourquoi ça me tente ? Parce qu'après le confinement j'ai envie de grands espaces, d'émotion. Parce qu'il s'agit d'une adaptation du célèbre roman de Jack London qui était le maître des romans d'aventures.

 

 

En avant (film d'animation de Dan Scanlon - 1h42) : Dans un monde où la magie a disparu, les elfes, licornes et autres créatures fantastiques vivent désormais une vie tranquille d’Américains moyens. Ian, un Elfe bleu, timide et renfermé, vit avec sa mère et son frère aîné. Son père est mort avant sa naissance et il en garde un sentiment d’incomplétude. Est-il à la hauteur de ce modèle paternel qu’il n’a jamais connu ? Le jour de ses 16 ans, il reçoit un cadeau un peu spécial : un bâton de magie et un message sibyllin qui ferait revenir le paternel 24 heures...Sortie prévue le 22/06/20.

 

Pourquoi ça me tente ? Parce que j'aime l'héroic fantasy et les histoires de quête personnelle et parce que les images sont d'une infinie beauté comme souvent chez Pixar. Parce que comme souvent Pixar s'adresse aux enfants et aux adultes en abordant des thèmes universels.

 

 

Vivarium (de Lorcan Finnegan avec Imogen Poots et Jesse Eisenberg - 1h37) : À la recherche de leur première maison, un jeune couple effectue une visite en compagnie d’un mystérieux agent immobilier et se retrouve pris au piège dans un étrange lotissement...sortie prévue le 22/06/20.

 

 

Pourquoi ça me tente ? : Parce que j'aime son côté quatrième dimension, black mirror.

 

 

 

 

 

 

L'ombre de Staline (d'Agnieszka Holland avec James Norton, Vanessa Kirby - 1h59) : Pour un journaliste débutant, Gareth Jones ne manque pas de culot. Après avoir décroché une interview d’Hitler qui vient tout juste d’accéder au pouvoir, il débarque en 1933 à Moscou, afin d'interviewer Staline sur le fameux miracle soviétique. A son arrivée, il déchante : anesthésiés par la propagande, ses contacts occidentaux se dérobent, il se retrouve surveillé jour et nuit, et son principal intermédiaire disparaît. Une source le convainc alors de s'intéresser à l'Ukraine. Parvenant à fuir, il saute dans un train, en route vers une vérité inimaginable...Sortie prévue le 22/06/20.

 

Pourquoi ça me tente ? Parce que j'ai toujours aimé les fresques historiques, la petite histoire dans la grande. James Norton est pressenti pour devenir le nouveau James Bond et la bande annonce donne vraiment envie.

 

 

Eté 85 (de François Ozon avec Felix Lefebvre, Benjamin Voisin - 1h40) : L’été de ses 16 ans, Alexis, lors d’une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu'un été ? L’été 85...Sortie prévue le 14/07/20.

 

Pourquoi ça me tente ? Parce que beaucoup parlent ici du meilleur Ozon. Parce que l'été 85 fait partie du début de mon adolescence et que cette époque me parle.

 

 

 

Mulan (de Niki Caro avec Yifei Liu, Donnie Yen, JAson Scott Lee - 1h55) : Lorsque l’Empereur de Chine publie un décret stipulant qu’un homme de chaque famille du pays doit intégrer l’armée impériale pour combattre des envahisseurs venus du nord, Hua Mulan, fille ainée d’un vénérable guerrier désormais atteint par la maladie, décide de prendre sa place au combat. Se faisant passer pour un soldat du nom de Hua Jun, elle se voit mise à l’épreuve à chaque étape du processus d’apprentissage, mobilisant chaque jour un peu plus sa force intérieure pour explorer son véritable potentiel…
Commence alors pour Mulan un voyage épique qui transformera la jeune fille en une guerrière aux faits d’armes héroïques, honorée par tout un peuple reconnaissant et faisant la fierté de son père...Sortie prévue le 22/07/20.

 

Pourquoi ça me tente ? Habituellement je ne vois aucun intérêt artistique à ce que fait Disney avec ses dessins animés fétiches mais je n'ai jamais vu la version animée de celui-ci et je trouve qu'il se prête bien à l'exercice. La bande annonce est de toute beauté.

 

 

Madre (de Rodrigo Sorogoyen avec Marta Nieto, Anne Consigny et Alex Brendemühl - 2h09) : Dix ans se sont écoulés depuis que le fils d’Elena, alors âgé de 6 ans, a disparu. Dix ans depuis ce coup de téléphone où seul et perdu sur une plage des Landes, il lui disait qu’il ne trouvait plus son père. Aujourd’hui, Elena y vit et y travaille dans un restaurant de bord de mer. Dévastée depuis ce tragique épisode, sa vie suit son cours tant bien que mal. Jusqu’à ce jour où elle rencontre un adolescent qui lui rappelle furieusement son fils disparu…22/07/20

 

Pourquoi ça me tente ? Parce que je suis encore sous le choc de El reine, le dernier film de ce surdoué espagnol. Parce qu'ici encore, il semble ménager le suspense et filme un drame familial sous forme de thriller. Sûrement un grand moment de cinéma.

 

 

The climb (de et avec Michael Angelo Covino, Kyle Marvin - 1h38) : Kyle et Mike sont deux meilleurs amis aux tempéraments très différents mais dont l’amitié a toujours résisté aux épreuves de la vie. Jusqu’au jour où Mike couche avec la fiancée de Kyle…
Alors que l’amitié qui les lie aurait dû être irrémédiablement rompue, un événement dramatique va les réunir à nouveau...Sortie prévue le 29/07/20

 

Pourquoi ça me tente ? Parce que j'aime les histoires d'amitié et comment celle-ci est vécue avec  le passage du temps. Parce que le film a fait sensation en 2019 à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et qu'il a remporté le prix du Jury à Deauville.

 

 

Tenet (de Christopher Nolan avec John David Washington, Robert Pattinson, Elizabeth Debicki) : Muni d'un seul mot – Tenet – et décidé à se battre pour sauver le monde, notre protagoniste sillonne l'univers crépusculaire de l'espionnage international. Sa mission le projettera dans une dimension qui dépasse le temps. Pourtant, il ne s'agit pas d'un voyage dans le temps, mais d'un renversement temporel…Sortie prévue le 31/07/20.

Pourquoi ça me tente ? Parce que Christopher Nolan est aux manettes et que c'est sans doute pour moi LE meilleur réalisateur du monde des 20 dernières années. Parce que ce film à l'image d'Inscription va nous retourner la tête comme à chaque fois. Parce que l'imagination de ce génie n'a pas de limites.

 

Beaucoup de cinémas ont choisi de proposer une séance par jour de films que peut être de nombreux d'entre nous n'ont jamais vu sur grand écran ou pour le plaisir de les revoir. La liste suivante n'est pas exhaustive mais voici des films que j'aime beaucoup, certains so,nt devenus pour moi des classiques du cinéma donc piochez dedans sans hésiter : 

Elephant man, Blue velvet, Casino, Dracula, Gladiator, Jacquie Brown, Matrix, Mullholand Drive, Rencontres du 3e type, The Shinning, Sur la route de Madison, Crash, Inception, Mississippi burning, The Dark Knight, Memento, Apocalypse Now, Eyes wide shut, Fenêtre sur cour, Fight club, Il était une fois dans l'ouest, La couleur pourpre, Les affranchis, Orange mécanique, Out of Africa, Nikita, Paris Texas, Pulp fiction, The big Lebowski, Usual suspects, 

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Un divan à Tunis (2020 - Manele Labidi)

Voici mon dernier film vu au cinéma avant le début du confinement et la fermeture des salles pour un délais indéterminé. Premier film d'une réalisatrice tunisienne, j'avais envie de comédie et d'une vision de la Tunisie post printemps arabe, alors pari réussi ?

 

Le pitch : Après avoir exercé en France, Selma, 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s'avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec "prestations tarifées", les débuts du cabinet sont mouvementés… Alors que Selma commence enfin à trouver ses marques, elle découvre qu'il lui manque une autorisation indispensable pour continuer d'exercer…

 

 

 

Pari réussi pour cette belle radiographie d'un pays qui après avoir été muselé pendant très longtemps, a envie de s'exprimer et quoi de mieux qu'une séance de psychanalyse pour le faire. Le film trouve un ton juste reposant sur un humour bien senti et des situations plus cocasses les unes que les autres.

 

 

La réalisatrice n'hésite pas à se moquer de l'administration et de ses lourdeurs, d'une certaine forme de machisme, encore très présent dans le pays et nous dresse surtout le portrait d'une femme forte et décidée à concrétiser son projet. Cette femme est incarnée  par l'excellente Golshifteh Farahani qui possède un charme et un charisme fou.

 

 

Un bon moment pour une soirée réussie et pour nous faire oublier cette période vraiment pas comme les autres.

 

PS : Le film est actuellement disponible en intégralité sur Youtube ici

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1917 (2020 - Sam Mendes)

Les réalisateur britannique des deux derniers James Bond (Skyfall et Spectre) a t-il réussi son paris de donner a version de la grande guerre ? Avant le verdict, un rappel du sujet du film.

 

Le pitch : Pris dans la tourmente de la Première Guerre Mondiale, Schofield et Blake, deux jeunes soldats britanniques, se voient assigner une mission à proprement parler impossible. Porteurs d’un message qui pourrait empêcher une attaque dévastatrice et la mort de centaines de soldats, dont le frère de Blake, ils se lancent dans une véritable course contre la montre, derrière les lignes ennemies.

 

 

Trève de suspense, autant vous dire que le dernier film de Sam Mendes est une totale réussite de bout en bout. Grâce à un unique (faux) plan séquence, le spectateur vit l'aventure de ces deux soldats comme s'il était dans leurs foulées.Le chef opérateur Roger Deakins nous fait traverser les tranchées, entrer dans des sous-terrain de jour comme de nuit, on s'y croirait tellement les décors  et les costumes sont réussis.

 

 

La musique de Thomas Newman est magnifique et colle parfaitement aux images. J'aime particulièrement l'idée de la mission des deux soldats qui s'inscrit dans la grande histoire, celle de la 1ère guerre mondiale qi a broyé tant d'hommes au front. Le film nous réserve des moments très émouvants au milieu de scènes très dures.

 

 

Un très beau film à voir sur grand écran dès que vous le pourrez.

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