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Aujourd'hui c'était le dernier jour de l'expo Hopper et je dois dire que j'ai eu la chance d'être l'un des heureux élus à pouvoir dégoter une entrée pour l'expo ayant remporté le plus de succès depuis celle de Monnet en 2011. Un succès tellement grand que l'évènement a été prolongé de 3 jours pour un marathon de 62h d'ouverture non stop du vendredi 1er 9h à aujourd'hui 23h.
Et ce succès est pour ma part amplement justifié et mérité tellement cette expo riche de 128 oeuvres de l'artiste, en plus d'être très bien organisée au niveau logistique, est magnifique. La 1ère retrospective du peintre américain à Paris, est découpée en 4 époques de sa vie : Les années de formation à la New York school of art, les années durant lesquelles Hopper séjourne à Paris (1906 à 1910) et s'imprègne de la vie parisienne, la poésie, le cinéma. Ensuite une partie de l'expo est dédiée à son époque d'illustrateur de presse (jusqu'en 1925) et enfin la dernière partie est consacrée à sa période américaine, la plus connue.
L'organisateur de l'expo, Didier Ottinger a eu la bonne idée d'insérer au milieu des tableaux de Hopper, des oeuvres d'artistes qui l'ont fortement inspiré comme Thomas Eakins, Félix Valloton ou Edgard Degas entre autres. Une partie de l'expo est dédiée aux gravures dont certaines sont vraiment splendides, je pense à "Deux pigeons" en particulier.
On retrouve plusieurs thèmes chers à Hopper dans la plupart de ces oeuvres : la solitude, l'attente, le spectacle, le couple et surtout la lumière que l'américain n'a cessé de vouloir maîtriser au même titre que les peintres impressionistes qu'il admirait tant.
La dernière étape et dernière salle présente les oeuvres les plus connues de l'auteur qui correspondent à son étape américaine qui voit Hopper représenter des paysages urbains et ruraux, des scènes de la vie quotidienne se déroulant à la maison, au travail ou dans des chambres d'hotels. La vision de ces toiles fait naître une nostalgie qui nous rappelle ces vieux films américains des années 50-60 avec par exemple, des stations essence, des bars ou encore des maisons au style victorien comme dans "House by the railroad" qui a inspiré à sir Alfred Hitchcock, la maison de Psychose.
La dernière toile de l'expo se nomme "Two comedians" et est la dernière toile peinte par Hopper deux ans avant sa mort et se veut un auto-portrait du peintre et de son épouse "Jo" qui saluent une dernière fois le public, comme pour tirer leur révérence.
Je suis resté près de 3h au grand palais pour ce qui constitue à mes yeux l'une des plus belles expositions que j'ai vue depuis bien longtemps.....