Partager mes passions et mes coups de coeur avec vous
Par Emi

A l'heure où j'écris ces lignes, le palmarès du festival de Cannes est connu et le réalisateur espagnol n'a toujours pas décroché la palme d'or mais Antonio Banderas a fort justement été récompensé du prix d'interprétation masculine pour ce film très réussi.
Le picth : Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.

Je sors de la projection et je suis ravi car j'ai vu un très beau film et ça n'arrive pas si souvent que cela. Un film autobiographique où Antonio Banderas incarnent un double d'Almodovar (l'appartement que l'on voit dans le film est celui du cinéaste espagnol) et cela est clair dès l'affiche du film avec cette ombre bien reconnaissable de Pedro.

Le film est un drame matin de touches d'humour et d'émotion. Le personnage se réfugie dans son passé pour oublier son quotidien fait de douleurs et de désillusions. Tous les flashbacks sont d'une beauté magnifique, Penelope cruz est très juste et très belle comme d'habitude. Almodovar rend encore hommage aux films qu'il a aimé à travers quelques images issues de l'enfance du personnage.

L'acteur Asier Etxeandia qui joue le rôle d'Alberto est excellent notamment dans une scène de monologue très bien interprétée. L'image est lumineuse et la musique encore une fois magnifique grâce au talent d'Alberto Iglesias.

Une très bonne cuvée à ne pas rater si vous aimer le cinéma d'Almodovar.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog