Partager mes passions et mes coups de coeur avec vous
Quel mois de janvier les amis ! Ce mois compte 5 mercredis donc plus de sorties qu'à l'accoutumée et il se trouve que la qualité est au rendez vous avec une thématique présente dans 6 films de cette sélection : le combat incessant que mènent certains hommes et femmes pour revendiquer leur différence vis à vis de la norme et d'êtres qui se croient supérieurs, des hommes et des femmes qui n'aspirent qu'à la tolérance. Ce mois ci voit le retour de cinéastes que j'aime beaucoup tels que M.Night Shyamalan et Barry Jenkins.

Border (d'Ali Abbasi avec Eva Melander et Eero Milonoff - 1h48) : Tina, douanière à l’efficacité redoutable, est connue pour son odorat extraordinaire. C'est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu. Mais quand Vore, un homme d'apparence suspecte, passe devant elle, ses capacités sont mises à l'épreuve pour la première fois. Tina sait que Vore cache quelque chose, mais n’arrive pas à identifier quoi. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui...sorti depuis le 02/01/2019.
Mon avis : C'est le choc du mois, un film nordique adapté d'un roman d'Ajvide Lindqvist, l'auteur de l'excellent "Laisse moi entrer" qui avait donné le film "Morse" en 2009. Ce film est annoncé comme flippant et dérangeant et cela fait longtemps que je n'ai pas été "dérangé" au cinéma.

Edmond (d'Alexis Michalik avec Thomas Solives, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner - 1h50) : Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : « Cyrano de Bergerac »...sorti depuis le 09/01/2019.
Mon avis : Si vous lisez mon blog, vous connaissez déjà Alexis Michalik car je vous ai déjà dis le plus grand bien des pièces de théâtre "Le porteur d'histoire" et "Le cercle des illusionnistes" qui sont vraiment de vraies pépites. Edmond est adapté de la dernière pièce de ce génie de 36 ans qui franchit le cap du cinéma. s'il est aussi doué qu'au théâtre, ça promet.

L'heure de la sortie (de Sébastien Marnier avec Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot - 1h43) : Lorsque Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint Joseph il décèle, chez les 3e 1, une hostilité diffuse et une violence sourde. Est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein cours ? Parce qu’ils sont une classe pilote d’enfants surdoués ? Parce qu’ils semblent terrifiés par la menace écologique et avoir perdu tout espoir en l’avenir ? De la curiosité à l’obsession, Pierre va tenter de percer leur secret...sorti depuis le 09/01/2019.
Mon avis : Un bon thriller à la française, c'est assez rare pour être signalé. La bande annonce donne très envie et instaure un certain malaise bienvenu.

Jean Vanier, le sacrement de la tendresse (documentaire de Frédérique Bedos - 1h29) : Promis à une brillante carrière militaire, ce fils de Gouverneur Général du Canada fait le choix de mettre sa vie au service des plus faibles. L'Arche est née en 1964 d'une rencontre entre Jean Vanier et deux hommes avec un handicap mental. A l'époque, les personnes présentant des troubles mentaux sont considérées comme le rebut de l'humanité et enfermées à vie dans des asiles psychiatriques où la vie n'est pas tendre. Profondément touché par leur détresse, Jean Vanier décide de vivre avec eux dans une petite maison du village de Trosly Breuil dans l'Oise. C'est le début de l'aventure... Aujourd'hui en France, L'Arche accueille plus de 1200 personnes en situation de handicap mental dans 33 communautés. La fédération internationale est présente dans près de 35 pays avec 147 communautés sur les 5 continents. Le message de Jean Vanier bouscule les tabous et rend hommage à la vulnérabilité. Ce film au message puissant et universel est un véritable plaidoyer pour la Paix...sorti depuis le 09/01/2019.
Mon avis : un documentaire qui fait du bien, qui créé du lien et qui est porteur de valeurs que j'apprécie plus que tout. Mon libraire préféré l'a vu et en est sorti enchanté. J'ai envie de le suivre sur ce coup de coeur.

The front runner (de Jason Reitman avec Hugh Jackman, Vera Farmiga et J.K Simmons - 1h54) : L’histoire vraie de Gary Hart, un jeune sénateur promis au plus bel avenir, idole des votants américains et favori pour l’investiture Démocrate de l’élection présidentielle de 1988. Une ascension fulgurante qui fut brutalement stoppée par la révélation d’une liaison scandaleuse avec Donna Rice. Pour la première fois de l’histoire, le journalisme politique et la presse à scandale se rejoignaient, et ont provoqué la chute d’un homme politique. Ces événements ont profondément et durablement marqué la scène politique américaine et internationale...sorti depuis le 16/01/2019.
Mon avis : J'aime beaucoup les films politiques et ici les échos sur la performance d'Hugh Jackman sont vraiment alléchants. Basé sur un histoire vraie, un scandale dont toute l'Amérique se souvient, je suis très tenté.

Glass (de M.Night Shyamalan avec Bruce Willis, Samuel L.Jackson et James Mc Avoy - 2h10) : Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn - l’homme incassable - poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 23 personnalités différentes. De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l’intérêt des forces de l’ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes…sorti depuis le 16/01/2019.
Mon avis : Pour apprécier ce film, je vous recommande de voir au préalable les films "Incassable " et "Split" du même auteur, des films qui revisitent le mythe du super héros mais sans costumes.

Holy lands (d'Amanda Sthers avec James Caan, Tom Hollander - 1h40) : Harry, juif apostat et cardiologue à la retraite, originaire de New York, décide soudainement d’aller s’établir comme éleveur de porcs à Nazareth, en Israël. Une décision mal vécue par les locaux comme par sa propre famille. Restée à New York, après s’être découvert un cancer, son ex-femme Monica tente de gérer la vie de leurs grands enfants Annabelle et David, et revisite son histoire d’amour avec Harry. Contre toute attente, c'est auprès du Rabbin Moshe Cattan, qu’Harry va accepter d'affronter la vie et son issue...sorti depuis le 16/01/2019.
Mon avis : Un film qui fait du bien, qui parle d'amitié entre des êtres que tout sépare, une distribution chorale et une réalisatrice écrivain très talentueuse.

Green book - Sur les routes du sud (de Peter Farrell avec Viggo Mortensen et Mahershala Ali - 2h10) : En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité. Dans un pays où le mouvement des droits civiques commence à se faire entendre, les deux hommes vont être confrontés au pire de l’âme humaine, dont ils se guérissent grâce à leur générosité et leur humour. Ensemble, ils vont devoir dépasser leurs préjugés, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences insurmontables, pour découvrir leur humanité commune...sortie prévue le 23/01/2019.
Mon avis : Un sujet sérieux traité avec l'humour d'un des deux frères Farrell et deux acteurs très complice. Les images sont magnifiques et le propos essentiel.

The hate u give - Lahaina qu'on donne (de George Tillman Jr avec Amandla Sternberg et Regina Hall - 2h13) : Starr est témoin de la mort de son meilleur ami d’enfance, Khalil, tué par balles par un officier de police. Confrontée aux nombreuses pressions de sa communauté, Starr doit trouver sa voix et se battre pour ce qui est juste...sortie prévue le 23/01/2019.
Mon avis : On est sur la même thématique que le film précédent mais à une autre époque et avec un autre ton musical (ici du rap à la place du jazz). Les images font mouche dans un contexte difficile, idéal pour éveiller les consciences.

Si Beale Street pouvait parler (de Barry Jenkins avec Kiki Layne et Stephan James - 1h57) : Harlem, dans les années 70. Tish et Fonny s'aiment depuis toujours et envisagent de se marier. Alors qu'ils s'apprêtent à avoir un enfant, le jeune homme, victime d'une erreur judiciaire, est arrêté et incarcéré. Avec l'aide de sa famille, Tish s'engage dans un combat acharné pour prouver l'innocence de Fonny et le faire libérer…sortie prévue le 30/01/2019.
Mon avis : Un 2e film est toujours une étape importante pour un réalisateur, surtout après une première oeuvre telle que Moonlight qui en 2017 avait bluffé le monde entier et avait remporté l'Oscar mérité du meilleur film.Une autre vision du racisme au travers d'une belle histoire.

Sorry to bother you (de Boots Riley avec Lakeith Stanfield et Thessa Thompson - 1h45) : Après avoir décroché un boulot de vendeur en télémarketing, Cassius Green bascule dans un univers macabre en découvrant une méthode magique pour gagner beaucoup d'argent. Tandis que sa carrière décolle, ses amis et collègues se mobilisent contre l'exploitation dont ils s'estiment victimes au sein de l'entreprise. Mais Cassius se laisse fasciner par son patron cocaïnomane qui lui propose un salaire au-delà de ses espérances les plus folles…sortie prévue le 30/01/2019.
Mon avis : Un film complètement barré, anticapitaliste, très surprenant et qui déroge à tous les stéréotypes habituels.